Next Impact / Not an IoT revolution, but proliferation needed

CES 2019 : pas de révolution dans les objets connectés, mais un foisonnement nécessaire

Comme chaque année, le CES de Las Vegas était l’occasion de voir le monde des nouvelles technologies évoluer dans les grandes lignes. Mais aussi de nombreuses annonces dans le vaste monde des objets connectés. Voici un tour d’horizon des principales annonces, au-delà des habituels clichés.

Que retenir du CES de Las Vegas ? Chaque année, le problème est le même, tant le salon et ses sujets sont vastes, sans parler des conférences organisées en marge des stands et autres suites privées.

Santé : nourrisson, travail et urgence vitale

MonFoxy est une chaussette intelligente conçue et fabriquée en France : « la chaussette intègre une poche qui permet d’accueillir le capteur et se place directement sur le pied de bébé sous son pyjama ». Il « mesure les constantes physiologiques de votre bout de chou ainsi que sa position de couchage ».

Un T-Hub récupère les informations (via Bluetooth LE) et mesure d’autres éléments comme la température et la qualité de l’air dans la pièce. Une application permet de recevoir des alertes, mais uniquement quand c’est nécessaire. Le but n’est pas d’afficher toutes les valeurs en temps réel, expliquent les concepteurs, ce qui serait anxiogène pour les parents. La chaussette est actuellement en précommande pour 255 euros, sans date de disponibilité.

D’autres sociétés misent aussi sur la santé connectée, à l’image de Numii qui exploite de l’intelligence artificielle – est-il possible de faire une annonce dans ce domaine sans parler d’IA en 2019 ? – pour proposer un « indicateur de santé au travail ».

Le système est « construit autour de balises connectées qui mesurent, collectent et traitent pour générer la première base de données sur le travail humain ». Numii peut aussi identifier les troubles musculo-squelettiques et ainsi essayer de prévenir des maladies professionnelles.

Sauv Life est une application lancée par un urgentiste du Samu de Paris. Elle est disponible gratuitement (sans publicité ni achats intégrés) sur Android et iOS : « Les volontaires qui l’ont téléchargée peuvent être géolocalisés et sollicités s’ils se trouvent à proximité d’une personne faisant un arrêt cardiaque. Ils peuvent ainsi intervenir rapidement et effectuer les gestes de premiers secours avant l’arrivée des médecins. Gagner du temps pour sauver des vies, tel est l’objectif de l’appli, qui a déjà prouvé son efficacité à maintes reprises ».

Le CES était l’occasion de se faire connaitre plus largement, mais aussi de lancer une campagne de financement participatif sur Ulule. C’est un succès (de justesse) avec plus de 26 000 euros récoltés sur les 25 000 demandés. Cet argent servira à mettre en place « de la vidéo-conférence pour améliorer la prise en charge des urgences vitales ». Elle permet au citoyen d’être en vidéoconférence avec le médecin régulateur.

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